lundi 5 janvier 2015

Immense fatigue

Le poète boit l’esprit du vent qui lui parle,
Comme un enfant impatient que l’ennui abêtit,
Sa marche, doucement vers des passés transis,
 Impose à sa main ce qui est écrit.

J’erre d’un là bas à demain, dans mille ans et plus tard,
A la recherche d’incertains mais probables destins.
Dans une quête farouche de ce qui n’est pas encore,
Et qui prête à l’instant un goût de nulle part.

C’est la présence absente de ce corps déserté,
Qui n’habite en lui-même que contraint et lassé.
Où étiez vous hier, vous qui vous aimiez,
Quand le cœur emporté exprimait son langage ?

De l’autre côté de mon ventre, tu t’agites et me hantes.
J’ai mal à toi qui me fuis, plus encore à moi qui te prie.
En ces chemins qui me gravent gît l’ombre de ton paysage,
Une espérance me quitte et s’effondre.

A l’enfant que je suis qui ne sait ni ne voit,
Je voudrais dire : « Regarde et surtout n’oublie pas,
Les montagnes ne font pas uniquement un ou deux paysages,
Mais au combien d’éléments pour puiser avantage… ».



                                                                             Mars – Avril 2006.

4 commentaires:

Dominique a dit…

J'admire ton écriture.
Bonne année Claire.

Claire a dit…

Merci Dominique
Bonne année à toi aussi

Yannick a dit…

Ouhh! J'aime bien!
Merci pour le partage.

Claire a dit…

Merci à toi Yannick