lundi 12 décembre 2011
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
« L’homme qui est vraiment sur la voie sait qu’il ne peut cesser, à aucun instant, de se sentir responsable tant de son attitude que de son existence. Il s’efforcera donc d’être constamment à la hauteur de cette responsabilité. Il doit savoir néanmoins que tout ce qu’il peut faire est bien peu de chose. Il doit comprendre avant tout que, quelle que soit la lumière qui rayonne de lui-même ou de son œuvre, ce n’est jamais lui qui la créee ; il ne fait qu’accueillir « quelque chose » dont l’origine est « ailleurs ».
En ce qui concerne ce que nous pouvons « obtenir » par la pratique, la condition la plus importante c’est de bien prendre conscience du fait que, dans le domaine de la Transcendance, il ne s’agit jamais d’un « faire », mais d’un « admettre ». Le chemin est béni qui, par la mise en œuvre de toutes nos forces, par l’aspiration à la réalisation du « soi », réduit peu à peu l’attitude crispée du « je dois faire » pour accueillir, dans une confiance totale, cette Grande Force qui agit dans la nuit du mystère. Par ailleurs, chaque fois que nous prenons conscience de notre faiblesse, s’affermit en même temps, malgré tout, cette conscience qui nous pousse à développer, docilement, la « forme » qui correspond à notre image essentielle.
S’abandonner, obéir, cela va de pair si nous voulons parvenir à manifester l’ETRE dans l’existence. Chaque fois que nous constatons un retard apporté à ce qui nous est demandé, chaque fois que nous prenons conscience d’un échec, nous sommes ramenés, de la cinquième étape à la première ; car c’est dans l’état de veille critique que nous prenons conscience de ce que nous sommes, de notre « manière d’être » et de la façon dont nous nous comportons par rapport à ce que nous devrions être, si nous voulons porter le témoignage de la Vie. Témoigner de l’ETRE, avoir une attitude juste, cela signifie que la roue de la métamorphose est en marche. Deux facteurs doivent intervenir, pour qu’elle continue à tourner. Le premier, fondamental, c’est l’ETRE DIVIN qui, sans que nous y collaborions, ne cesse d’agir en notre être authentique. A chaque déviation, il intervient ; nous ne sommes jamais entièrement rejetés hors de l’Unité de l’ETRE. Cela se traduit, à la longue, par une sorte de langueur, une inquiétude du cœur, une pression ou un appel de la conscience.
Le deuxième facteur, c’est une force qui trouve son origine dans la liberté de l’homme. En effet, nous ne pouvons rester sur la voie que si notre volonté a accepté de répondre à l’appel de l’ETRE. Alors arrive pour chacun de nous, le jour où nous devons prendre la décision de ne jamais abandonner la voie de la métamorphose, de rester ouverts tant à ce que l’existence nous réserve qu’à ce qui jaillit des profondeurs de notre Etre. Dans cet engagement inconditionnel, nous restons prêts à porter témoignage de l’Etre, dans quelque circonstance que ce soit. Et c’est dans ce « devenir » qui est le nôtre que l’ETRE se manifestera dans le monde. Maitre Eckhart ne dit-il pas, en effet : « l’ETRE de Dieu, c’est notre devenir ». Mais un « devenir » conforme à l’être authentique ne peut être assuré que par une attitude juste dans toutes les manifestations psychiques ou corporelles de la vie humaine ; ce n’est que dans un « état d’être » exprimant la « forme » juste que, d’instant en instant, et de plus en plus librement, l’Etre pourra se manifester et que la Personne pourra se réaliser, s’acheminant vers une « transparence » toujours plus pure. L’ « ordre du cœur », l’ « ordre » caché de l’image essentielle, quand il est vivant, implique aussi, ou plutôt est aussi un « ordre du corps ». Plus l’homme prend profondément conscience d’une « manière d’être » qui lui est néfaste, se trouvant ainsi prêt pour la transformation, plus il prendra conscience aussi du fait que son égocentrisme et ses fausses attitudes opiniâtres sont également fortement enracinées dans son corps. C’est alors qu’il pourra commencer à se consacrer à la pratique du geste pur qui favorise la perméabilité à l’ETRE DIVIN ».
Karlfried Graff Durckheim, « Pratique de la voie intérieure »
14 commentaires:
excellent composition.
Bravo Marie pour ces très belles photos très inspirantes qu'elles que soit le sujet choisi. Du grand art.
Pardon, Claire. l'association des deux prénoms s'est imposée sans que j'y prenne garde.
Le massif central ?
quel paysage qui se réinvente sous ton regard
sublime merci de magnifié ainsi les collines humaines
cette photo génère des réactions !
... pour le moins !
mais quelle est l'intention de ce "point de vue" ?
Merci à tous
L'intention de ce point de vue ? Je dois reconnaitre que la question me déroute un peu. Aucune autre intention -- du moins consciente -- que celle d'explorer un nouveau sujet. Pour plein de raisons, ce thème du corps nu m'intéresse et peut être me donnerais je les moyens de l'explorer vraiment à travers les lentilles de mes objectifs. Sur cette image, l'analogie avec les paysages que l'on peut découvrir par ici m'a juste très simplement interpellé.
Et toi Marie, quelle réaction suscite en toi cette photo ? Il semblerait que tu n'aies pas spécialement apprécié. Je me trompe ?
Claire ,
C'était une simple question ...
il y a tellement de manière d'approcher le nu ...
tu en as donné la réponse . merci.
"l'analogie avec les paysages que l'on peut découvrir par ici m'a juste très simplement interpellé."
Belle journée à toi.
Excellente photo qui me donne envie de prendre mes pastels...
Journée joyeuse
Je découvre ton blog
... plein de sensibilité comme j'aime
Belles fêtes de fin d'annee
Bravo. C'est un thème difficile mais d'une richesse infinie.
Bonnes fêtes de fin d'année.
Merci à vous.
Bonnes fêtes aussi
Je suis très sensible à ta composition. Mon fis qui s'est installé dans l'Ardèche me fait aimer cette région. Je trouve très belle l'association avec un corps féminin nu. Cela me trouble un peu,j'y vois la féminité (pas le féminisme), la création (voir le tableau de Courbet) et finalement un peu ce que je cherche dans l'art et la peinture.
Enregistrer un commentaire