samedi 7 novembre 2009

Le Lignon


Après sa traversée du Tanargue et juste avant qu'il ne se jette dans l'Ardèche

jeudi 5 novembre 2009

Papillon de septembre aux couleurs de novembre


mercredi 4 novembre 2009

Automne (2)


lundi 2 novembre 2009

Automne

dimanche 1 novembre 2009

De l'autre côté de la vitre

samedi 31 octobre 2009

Sur le plateau ardéchois


jeudi 29 octobre 2009

Affinités


mardi 27 octobre 2009

Eau minérale


lundi 26 octobre 2009

Bain de soleil


dimanche 25 octobre 2009

Le faucheux d'un pont de la Bourges...


vendredi 23 octobre 2009

Reflets d'automne


mercredi 21 octobre 2009

De l'art de butiner


lundi 19 octobre 2009

Bout de bois


samedi 17 octobre 2009

Miam miam...


jeudi 15 octobre 2009

La Bourges, encore...


mardi 13 octobre 2009

Collages (4)


dimanche 11 octobre 2009

Réponse...








samedi 10 octobre 2009

Qu'est ce que c'est ?

jeudi 8 octobre 2009

Dans le courant (2)


Au terme de quelques mois d'une dérive de plus en plus assidue, il semblerait que le cas de Anne, tout comme le mien, soit tout bonnement irrécupérable et le germe bien installé. Ainsi que je le pressentais lorsque j'ai reçu ce fameux grozeil dont je vous ai parlé, la passion semble bel et bien définitivement contractée. ;)))..........

Dans le courant


mardi 6 octobre 2009

Jeunes pousses (2)


dimanche 4 octobre 2009

La Bourges


vendredi 2 octobre 2009

Sur un filet d'eau


mercredi 30 septembre 2009

Sur l'ortie


lundi 28 septembre 2009

Vieilles pierres


samedi 26 septembre 2009

Avant l'envol

jeudi 24 septembre 2009

Par un soir de fin d'été

mardi 22 septembre 2009

Jeunes pousses


lundi 21 septembre 2009

Le départ chez les amis.....

Petite pause pendant une semaine durant laquelle j'ai programmé quelques posts. A très bientôt

dimanche 20 septembre 2009

je te vois, tu me vois...

vendredi 18 septembre 2009

Passage (2)

mercredi 16 septembre 2009

Fleur de chardon

mardi 15 septembre 2009

Les terrasses


Voici où mène ce passage, Acouphène.

lundi 14 septembre 2009

Passage

samedi 12 septembre 2009

Nourriture

Voici un extrait du 1er livre de Fabienne Verdier "Passagère du silence" où elle relate 10 années d'initiation en Chine auprès d'un maitre calligraphe. Un jour, à l'occasion d'une promenade, voici ce que ce dernier lui transmet :
"Admire la puissance de l'esprit: tu es ici, allongée sur le versant d'une montagne chinoise, et ton esprit peut se transporter dans ton pays natal ! L'esprit possède des possibilités d'excursion infinies ; tu dois t'en servir pour voyager. Il établit des connexions tout seul ; il est de même nature que le nuage qui passe ; le stable n'existe pas pour lui. Suis ses variations sans fin. Il faut accepter nos pensées diverses, même contradictoires. Pour le nourrir, sois attentive à la petite brume du matin, au balancement de la branche dans le vent, à tous les lieux où tu te trouves car les lieux cultivent l'esprit. Pourquoi t'aurais-je amenée ici sinon pour cette raison? Nourris ton esprit, pas seulement de connaissances livresques comme tant de gens, mais de la réalité qui t'entoure (...)"

vendredi 11 septembre 2009

Un autre monde et pourtant...


C'est parti ! ça y est, j'ai reçu ce nouvel objectif ! Hier, donc, avant d'aller bosser, je suis allée l'essayer...:))...Bon d'accord, sur cette photo, la netteté est perfectible et la zone un peu sombre juste au dessus de l'abeille pas du meilleur effet, mais faut bien commencer un jour et encore une fois, j'ai bien l'intention de progresser.... Oui Madame....;)

mardi 8 septembre 2009

Pour Anne...;)...

dimanche 6 septembre 2009

Un peu fraiche peut être ?

vendredi 4 septembre 2009

...Et de la pierre

Tiens, tiens, ça me rappelle quelque chose....;))...

jeudi 3 septembre 2009

De l'eau, encore de l'eau.....


mercredi 2 septembre 2009

...Extraordinaire

mardi 1 septembre 2009

...La magie d'un lieu ...


lundi 31 août 2009

Au bout d'un chemin improbable...

samedi 29 août 2009

Ruines de l'abbaye de Mazan

vendredi 28 août 2009

Métamorphose

Doucement mais surement, ce blog est en train de se transformer en blog photo. En attendant de peut être de changer d'hébergeur pour disposer d'un meilleur format, j'ajoute et retire quelques couleurs pour tenter de mettre un peu plus en valeur ces images que je vous propose. N'oubliez pas de cliquer sur chacune d'elle pour mieux les voir, enfin surtout sur les dernières, car je n'ai pas redimensioner les autres

dimanche 23 août 2009

Dans le massif du Tanargue (4)


jeudi 20 août 2009

Au bord de l'allée


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mardi 18 août 2009

La vieille grange

jeudi 13 août 2009

Dans le massif du Tanargue (3)


mardi 11 août 2009

Dans le massif du Tanargue (2)


samedi 8 août 2009

Dans le massif du Tanargue (1)

mercredi 5 août 2009

Au ruisseau de Ladret (4)


lundi 3 août 2009

Au ruisseau de Ladret (3)


samedi 1 août 2009

Au ruisseau de Ladret (2)


mardi 28 juillet 2009

Au ruisseau de Ladret (1)


dimanche 19 juillet 2009

Toujours dans ce jardin là


lundi 13 juillet 2009

...Des roses trémières et des marguerites

Dans le jardin de Papa, il y a .....

mardi 7 juillet 2009

Le Serre d'Oubrey

Le parc naturel régional des monts de l'Ardèche se découpe en 6 parties dont la Haute Cévenne où nous sommes installées. Le Serre d'Oubrey, où domine au sommet d'une colline une petite église romane est à quelques minutes de chez nous.

dimanche 5 juillet 2009

L'homophobie intériorisée (4)

"L'homophobie chez les homosexuels :
L'homophobie joue un rôle très différent chez les homosexuels. Ses formes et manifestations peuvent changer au cours du cycle vital, mais elle sera tou­ jours présente d'une façon ou d'une autre - au moins dans la société actuelle. Il peut sembler étrange qu'un homosexuel puisse avoir des préju­gés ou sentir un certain rejet de l'homosexualité, mais c'est un phénomène très généralisé. L'homo­phobie ne s'exprime pas nécessairement d'une façon directe (ce qui la rend difficile de détecter) ; elle prend plutôt des formes indirectes que j' essaie­rai maintenant de décrire.
Il arrive souvent, par exemple, que les homo­sexuels se méfient de leurs propres désirs ou senti­ments : ceux-ci peuvent leur paraître pervers, sales, ou même dangereux. Dans des cas extrêmes, ils peuvent même leur sembler étrangers, comme des pulsions qui ne leur appartiennent pas - qui ne viennent pas du dedans, mais du dehors. Tout cela peut, évidemment, avoir des conséquences très graves. Le fait pour une personne de rejeter systé­matiquement ses propres désirs ou sentiments finira, à la longue, par affecter ses relations avec les autres et avec elle-même, sa vie sexuelle, et même sa santé physique. Ce processus peut abou­tir à la répression habituelle de certaines émotions, provoquant des problèmes importants dans les domaines de la communication et de l'intimité.
Les homosexuels souffrant d'un degré élevé d'homophobie intériorisée peuvent, par exemple, être incapables d'exprimer leur amour pour une per­sonne de leur sexe - même s'ils vivent avec elle, ou maintiennent une relation avec elle, depuis des années. Il peut leur sembler normal que d'autres (par exemple, leur famille) critiquent ou ignorent leur partenaire; et ils peuvent eux-mêmes reléguer leur relation de couple à un niveau très secondaire, faisant des projets d'avenir sans la prendre en compte. Il n'est pas rare de trouver chez les homo­sexuels (surtout masculins) une profonde ambiva­lence envers le couple : leur attitude implicite pourrait se résumer par «j'ai un ami, mais ce n'est pas vraiment mon couple ».
Ce rejet des émotions, des désirs et des besoins en soi-même peut se généraliser et s'étendre à toute la vie affective, et non seulement à l'amour ou à la sexualité. Une personne qui questionne ou qui réprime depuis toujours ce qui surgit en elle spon­tanément peut en arriver à se méfier de tous ses désirs et sentiments. Dans mon expérience théra­peutique, j'ai souvent entendu des homosexuels dire des choses comme: «Je savais qu'il ne fallait pas le faire: une petite voix m'a dit que ce n'était pas une bonne idée, mais je n'y ai pas fait attention. » Nous pourrions nous demander combien de conduites autodestructrices chez les homosexuels ne dérivent pas, en partie, de cette méfiance envers leur propre intuition, et de leur habituelle répres­sion de leurs sentiments les plus profonds.
Une émotion qui est souvent réprimée, c'est la colère. N'oublions pas que les homosexuels sont l'objet d'agressions continuelles. Qu'ils l'admettent ou non, ils ne peuvent s'empêcher d'enregistrer les moqueries, les blagues, les étiquettes et la dévalo­risation plus ou moins constantes, plus ou moins conscientes, auxquelles ils sont exposés quotidien­nement. La question qui se pose n'est pas de savoir si tout cela les affecte ou non - car il est évident que oui - mais de savoir ce qu'ils font de la colère qu'ils devraient normalement ressentir. De la même façon, que font-ils de la colère qu'ils sentent par­fois contre eux-mêmes, parce qu'ils sont diffé­rents?
La réponse, c'est qu'ils tendent soit à réprimer, soit à déplacer, cette colère. Ainsi, il y a des homo­sexuels pour qui il est très difficile de se fâcher : toujours gentils, toujours bienveillants, ils tendent plutôt à la dépression. (N'oublions pas que la colère niée ou réprimée et tournée vers l'intérieur peut se transformer en dépression, qui est parfois interpré­tée comme une sorte de colère contre soi-même.) Ou bien cette colère peut se manifester par des conduites autodestructrices - qui sont malheureusement assez fréquentes dans le milieu homosexuel. Il y a aussi des homosexuels qui expriment cette colère sans cause repérable, et qui deviennent habi­ tuellement irritables, impatients ou intolérants. Quelle que soit la forme qu'elle adopte, selon la structure de la personnalité et le contexte social de chacun, nous devons toujours chercher la présence plus ou moins réprimée d'une colère longuement accumulée. Il est important d'en prendre conscience, et de la canaliser correctement. Toutes les émotions, tous les désirs, les fantasmes et les besoins qui sont systématiquement réprimés peuvent devenir comme une substance toxique dans le fonctionnement mental et physique, s'ils ne sont pas dûment détectés et travaillés."


Marina Castaneda, Comprendre l'homosexualité

samedi 4 juillet 2009

Mousses sur tuiles (3)


jeudi 2 juillet 2009

Mousses sur tuiles (2)


mercredi 1 juillet 2009

Mousses sur tuiles


Dans une ruelle de Vals Les Bains, un petit toit à hauteur de regard...

mardi 30 juin 2009

Poussières d'étoiles

video

Ipapy a déja fait un post sur ce thème, plusieurs même, si je ne m'abuse. Je ne résiste pas à l'envie d'en faire un à mon tour. Waouuhhh ! Un peu vertigineux quand même ! Bon voyage... :)

lundi 29 juin 2009

Promenade du soir


En contre bas du hameau où nous habitons.....

mercredi 17 juin 2009

THE grozoeil

Alors voilà : y'en a qui trip à donf sur des 2 roues à gros moteur.... ;)..... Ben moi j'ai trouvé un grozoeil pour m'éclater...
"Trouver".....hum....vouuuuuiii....façon de parler...:$........
Depuis pratiquement un an que je suis arrivée ici, je n'ai jamais fait autant de photos, du coup, forcément, je crois que j'ai chopé le virus et que les complications ont finies par entrainer un désir incompressible de me lancer franchement dans le vif du sujet.
Donc, après moultes et moultes hésitations, reflexions et autres non moins subtils ressentis, j'ai finalement opté pour ce superrrrrrbe boitier Canon :))) dont je compte bien explorer les possibilités.
Y'a du boulot vu que je débute complet en reflex, mais je sais aussi que l'attrait que cela suscite en moi, ressemble vraiment à quelque chose qui je crois n'a pas fini de m'amuser.

vendredi 12 juin 2009

"L'homophobie intériorisée" (3)

"L'homophobie remplit plusieurs fonctions impor­tantes chez les hétérosexuels. Elle légitime leur propre orientation sexuelle ; leur fait sentir que leurs valeurs morales et leurs mœurs sexuelles sont naturelles et même supérieures ; leur permet de se sentir fiers de leur masculinité ou féminité. Qu'ils soient heureux dans leurs relations amoureuses ou non, qu'ils jouissent de leur vie sexuelle ou non, ils ont au moins la satisfaction de se sentir « nor­maux ». L'homophobie a donc comme fonction pri­mordiale de « normaliser» l'hétérosexualité, et de lui donner un vernis de supériorité morale qu'elle n'aurait peut-être pas autrement. Mais elle a aussi une autre fonction essentielle : elle permet à l'hétérosexuel de nier en lui-même tout désir homoérotique, quoique nous ayons tous (ou plutôt parce que nous avons tous) des tendances dans ce sens. Cela n'a rien d'étonnant : c'est ce qui arrive avec tous les désirs qui sont interdits par la société. Projetés vers le dehors, ils sont déposés chez les minorités comme les homosexuels, les Juifs, les Noirs, etc.
La projection est un mécanisme de défense inconscient par lequel nous attribuons à d'autres personnes les traits, les émotions ou les pensées que nous ne pouvons accepter en nous-mêmes parce qu'ils sont incompatibles avec nos valeurs morales ou notre image de nous-mêmes. Donc, au lieu de les reconnaître en nous, nous les plaçons au-dehors. Par exemple, nous investissons les autres des ten­dances ou désirs homosexuels que nous ne pouvons ou ne voulons pas voir en nous-mêmes: la projec­tion homophobique fait que les homosexuels sont toujours les autres. Ainsi, l'homophobie «sauve» l'hétérosexuel de l'homosexualité.

Ce mécanisme explique aussi le phénomène col­lectif du bouc émissaire, par lequel la société attri­ bue certains traits qu'elle n'accepte pas en elle­ même à une personne ou à un groupe de personnes. C'est ainsi que fonctionne l'homophobie au niveau social : les homosexuels, surtout s'ils sont très visibles, servent de boucs émissaires à la société hétérosexuelle majoritaire. Cela explique que la libération gay soit systématiquement accompagnée par une réaction en sens contraire. Un paradoxe, et un dilemme, de ce mouvement, c'est précisément qu'au fur et à mesure que les homosexuels deviennent plus visibles, ils deviennent aussi une cible de plus en plus repérable pour la projection homophobique. Cela explique en partie qu'aux Etats-Unis la libération gay s'accompagne d'une homophobie de plus en plus explicite, organisée et militante.
L'homophobie sert aussi à banaliser l'homo­sexualité. A coups de stéréotypes et de simplifica­ tions, elle la caricature et la transforme en une parodie de la sexualité «naturelle » et de l'amour « véritable ». Le couple homosexuel, surtout s'il est âgé (ce qui entraîne encore d'autres idées reçues), est perçu comme une sorte de pastiche mignon du « vrai couple », qui est bien entendu hétérosexuel. Cette banalisation sert à dépouiller l'homosexualité de son caractère radicalement étranger et différent. Il est rassurant, quand on pense à l' homosexualité, d'avoir en tête un film aussi amusant et inoffensif que La Cage aux folles."

Marina Castaneda "Comprendre l'homosexualité"

jeudi 11 juin 2009

You are my sister (2)

Merci Acou...

mardi 9 juin 2009

"You are my sister"

Plusieurs jours que j'essaye de mettre une vidéo sans succès. A défaut, voici donc le lien pour la voir et surtout l'écouter. En janvier dernier, j'ai découvert Antonny and the Johnsons sur le blog de Ipapy avec "Fistful of love": http://ipapy.blogspot.com/2009/01/antony-and-johnsons-fistful-of-love.html. Cette fois ci il s'agit de "You are my sister": http://www.youtube.com/watch?v=eXjk05UVpOw
Bonne écoute

mercredi 3 juin 2009

Mmmmmm.............

Ce jour là, c'était il y a à peine une semaine, je crois que Anne a dû manger plus de cerises qu'elle n'en a cueilli. Bon d'accord, je reconnais, les cerises de Mr Durand sont vraiment excellentes... Et oui, parce que non seulement le lieu où nous habitons est très beau, mais .......cerise sur le gateau, les gens y sont vraiment adorables. C'est ainsi qu'après nous avoir proposé d'en ramasser -- des cerises -- Me Durand est arrivée le week end dernier, avec une pleine cagette.......de fraises !

mardi 2 juin 2009

"L'homophobie intériorisée" (2)

"Homophobie et confusion des genres :
Nous pourrions donc affiner notre définition, et dire que l'homophobie n'est pas seulement la peur ou le rejet envers la relation sexuelle homoérotique, mais aussi envers la confusion des genres. Ainsi, dans certains pays, le problème n'est pas qu'un homme en pénètre un autre: le problème, c'est d'être pénétré - c'est-à-dire qu'un homme puisse devenir « comme une femme». De la même façon, dans beaucoup de sociétés, ce n'est pas le lesbianisme qui est réprouvé, mais le fait qu'une femme puisse se conduire «comme un homme ». (...)
Donc, la peur de l'homosexualité en recouvre une autre, qui est bien plus archaïque et univer­selle: la peur de la confusion des genres. Cette peur, qu'un homme puisse cesser d'être homme, ou une femme cesser d'être femme, a probablement des racines très profondes dans la culture humaine, .tant individuelle que collective.
Il est donc important de faire une distinction entre le rejet de l'homosexualité et celui, plus archaïque, de la confusion des genres. Beaucoup de préjugés dérivent de ce dernier élément, plutôt que du premier. On entend souvent des hétérosexuels dire, quand ils viennent de connaître un homo­sexuel, des choses comme : « C'est curieux, je pen­sais qu'ils étaient tous efféminés ; or, celui-ci a l'air tout à fait masculin. » Ou bien, se référant à une lesbienne: «Mais elle est très jolie, on dirait une vraie femme! » Il est donc indispensable qu'homo­sexuels et hétérosexuels comprennent que l'homo­sexualité n'a rien à voir avec le sexe biologique, et qu'elle ne l'affecte en aucune façon.
Mais sexe et genre ne sont pas la même chose ; et nous observons qu'une partie de cette peur relève justement de la confusion, assez générale, entre ces deux concepts. Le sexe se réfère à certaines carac­téristiques biologiques : on naît mâle ou femelle, avec les attributs physiques correspondants. La notion de genre, par contre, comprend toute une série d'attitudes, d'idées, de sentiments et de conduites que l'on apprend depuis l'enfance, et qui constituent l'identité et le rôle masculin ou fémi­nin. Un homme peut être masculin ou non, mais il reste toujours un homme ; une femme, même mas­culine, reste toujours femme. Ainsi, un homme qui se laisse pénétrer par un autre homme peut être considéré (et se considérer lui-même) comme moins masculin - mais il ne cesse pour autant d'être un homme. Et une femme qui aime les femmes peut être perçue comme «masculine» - mais elle est toujours une femme. Cela est particulièrement important pour les homosexuels qui souffrent sou­vent dans leur estime de soi justement parce qu'ils se considèrent moins hommes ou moins femmes.
Toutes ces idées et tous ces préjugés constituent ce que nous appelons aujourd'hui homophobie. Celle-ci, on le voit, n'est aucunement limitée aux hétérosexuels. Les homosexuels sont également exposés à ces idées reçues, et cela dès leur plus jeune âge (et bien avant d'avoir conscience de leur orientation sexuelle). L'homophobie est partout dans la culture, aussi bien dans les blagues et les ragots que dans les films, les livres, etc.
Or qu'arrive-t-il quand une personne est expo­sée, depuis toujours, à une certaine idée ? Elle finit par l'intérioriser : elle la fait sienne, l'adopte sans même s'en rendre compte, comme tant d'autres idées qui viennent former partie de son éducation. Alors, l'homophobie devient «naturelle»: elle devient une valeur implicite et inconsciente, géné­rant des réactions immédiates, automatiques, et apparemment instinctives."

Marina Castaneda "Comprendre l'homosexualité"

samedi 30 mai 2009

Collages (3)


vendredi 29 mai 2009

"L'homophobie intériorisée" (1)

"La majorité des homosexuels dans la société actuelle, même s'ils s'acceptent comme tels, portent en eux un conflit existentiel permanent. L'homo­phobie intériorisée n'a pas de fin : elle resurgit, sous différentes formes, tout le long du cycle vital. Elle complique la perception que l'homosexuel a de lui­ même et des autres ; elle colore toutes ses relations interpersonnelles ainsi que son projet de vie et sa vision du monde. Elle constitue probablement la différence subjective la plus importante entre homo­sexuels et hétérosexuels.
Le mot « homophobie » signifie peur ou rejet de l'homosexualité. Cette peur peut sembler instinc­ tive, comme la peur du feu, mais elle ne l'est pas. Elle constitue plutôt un phénomène culturel qui est loin d'être universel, et qui revêt différentes formes et significations selon le contexte. Dans les socié­tés prémodernes, comme nous l'avons vu, les per­sonnes n'étaient pas classées d'après leurs conduites sexuelles ; il n'y avait donc pas de rejet de l'homosexualité comme telle. Et même de nos jours, dans certains pays l'homophobie s'applique seulement aux hommes, et non aux lesbiennes ; ou seulement aux hommes qui se laissent pénétrer ; ou seulement aux hommes qui s'habillent comme des femmes. En d'autres termes, s'il n'y a pas de défi­nition unique de l'homosexualité, il n'y en a pas non plus de l'homophobie. Sa signification change
selon l'époque et le lieu ; il s'agit donc d'un phé­nomène social et culturel. L'homophobie n'est ni instinctive, ni naturelle, ni universelle ... ni inévi­table."

Marina Castaneda " Comprendre l'homosexualité"

jeudi 28 mai 2009

Collages (2)

mardi 26 mai 2009

"Le deuil de l'hétérosexualité"

Il y a 3 ou 4 ans, j'ai lu un livre qui m'a simplement bouleversée. Mariée, j'avais déja vécu une relation amoureuse quelques années plus tôt avec une femme, avant de faire le choix de m'engager avec cet homme. La lecture de ce livre, "Comprendre l'homosexualité" a sûrement été un des facteurs qui a contribué à la décision de nous séparer que j'ai fini par prendre.
Aujourd'hui et au cours des semaines à venir, je vous en propose quelques extraits.

"C'est donc à travers tout un processus d'exploration que le jeune homosexuel commence à s'identifier comme tel. Mais cela implique aussi un deuil de l'identité hétérosexuelle qui lui a été inculquée depuis toujours. En effet, tous les enfants grandissent avec l'idée qu'un jour ils se marieront et fonderont une famille : c'est ce que leur répètent inlassablement leurs parents, l'école, la culture et la société en général. Se rendre compte que cela n'arrivera probablement pas, et qu'il faudra renoncer à un projet de vie longuement préparé, est un processus extrêmement lent et douloureux. Il s'agit d'une perte importante ; et, comme dans toutes les pertes, il y a un travail de deuil à faire. (...)
Combien de temps dure ce processus ? Pour certaines personnes, il n'a jamais de fin -- et c'est peut être la différence la plus importante entre les homosexuels heureux et ceux qui ne finissent jamais de faire leur deuil du mariage, des enfants qu'ils y auraient pu avoir, et de l'approbation familiale et sociale qu'ils n'auront jamais. Bien sûr, entre ces deux extrêmes, il y a beaucoup d'homosexuels pour qui ces choses ne sont pas importantes, et qui n'ont aucun regret pour la vie hétérosexuelle -- apparemment. Mais la plupart des homosexuels passent par un deuil de l'hétérosexualité, même s'il n'est pas tout à fait conscient. Ce deuil se développe généralement par étapes, et débouche sur une acceptation de l'homosexualité - mais cette acceptation est rarement totale ou définitive. Un certain regret surgit à nouveau dans les moments importants de la vie, et l'homosexuel doit alors réexaminer et accepter en des termes nouveaux son orientation sexuelle. Ainsi, une lesbienne peut vivre son homosexualité sans problème pendant longtemps, et vers quarante ou cinquante ans sentir un regret intense pour les enfants qu'elle aurait eus si elle avait été hétérosexuelle. (Ce deuil des enfants peut aussi avoir lieu, bien sûr, chez les hommes.) Il peut y avoir une recrudescence du deuil chaque fois qu'un ami ou un frère se marie, ou à la naissance des neveux, ou à la mort des parents. (...) Il est donc important de prendre conscience de ce deuil, qui peut durer indéfiniment ou ressurgir sous des formes différentes. Cela changera probablement au fur et à mesure que les droits civiques de cette population s'étendront : si les homosexuels pouvaient se marier et adopter des enfants, s'ils jouissaient de tous les droits qui sont actuellement réservés aux hétérosexuels, la sensation de perte ne serait évidemment pas la même. En attendant, il est très important que chaque homosexuel assume et comprenne ce deuil, comme une partie de son identité et de son histoire."
Marina Castaneda "Comprendre l'homosexualité" , Pocket.

vendredi 22 mai 2009

"Respire"

video

J'ai lu hier le 1er article d'un dossier intitulé : "Focus environnement" paru dans le dernier hors série de 60 millions de consommateurs consacré au jardinage écolo. Ce qui apparait en des propos que je n'ai pas pu m'empêcher de juger alarmistes, mais dont je ne conteste néanmoins la possible éventualité, c'est que "la plupart des études récentes montrent que la tendance prise par la dérive climatique est plus préoccupante que le scénario le plus pessimiste ne le prédit". Plus que jamais, l'incertitude domine. Comme dit Michel Jonasz "Y'a rien qui dure toujours", l'impermanence est une loi et s'y retrouver confronté, c'est inévitablement toucher à bien des peurs viscérales dont je ne me sens nullement émancipée. Dit autrement : ça fout la trouille ! Péché sur le blog de Dimitri il y a quelques mois, cette vidéo d'une chanson de Mickey 3D, "Respire", dont j'aime beaucoup la mélodie.

http://www.gnouspirits.blogspot.com/

mercredi 13 mai 2009

Collages

A partir de quelques photos superposées en tous sens, grossies, ou au contraire réduites à l'extrème, je cherche une esthétique. Cette technique et les possibilités qui en découlent, me paraissent immenses et qui plus est compatibles avec d'autres beaucoup plus classiques. Je suis en train d'explorer certaines de ces possibilités en les mélant les unes aux autres.
Retour sur internet après presqu'une semaine d'interruption pour cause d'antenne relais hors service...

lundi 4 mai 2009

Il y a quelques soirs...



mercredi 29 avril 2009

Source (2)

"Il est une question que je me suis souvent posée : qu'est ce qui me fait courir chaque matin vers l'eucharistie depuis tant d'années ? Est-ce le Christ vivant qui m'appelle ou une sorte d'exaltation mystique qui me poursuit ? Serait-ce devenu une habitude comme de manger, boire, dormir ? Quelle est cette douceur qui m'envahit en pensant à l'eucharistie, à la rencontre d'hier et à celle de demain ? Je touche là à une relation d'amour devenue si intime à travers le temps que je n'arriverai jamais à la décrire. Cela ne se passe pas dans la sensibilité - je me méfie de la mienne qui pourrait s'exalter dans le vide -, ni dans l'esprit, mais « à la fine pointe de l'âme », selon l'expression de saint François de Sales. Silence sacré où le relief des choses perd sa fascination, où l'agressivité se transmue en divine douceur, d'où je reviens enfin avec, dans les yeux, les lèvres et le cœur, une joie qui dépasse tout ce que les hommes peuvent m'offrir : paix et joie jaillies d'une source d'éternité."

Soeur Emmanuelle "Confessions d'une religieuse"

samedi 25 avril 2009

Source

Au tout début du sentier qui longe l'Ardèche, au commencement des gorges, côté Vallon Pont d'Arc, le sentier s'innonde sous l'eau qui ruisselle tout au long des mousses. Nous y sommes passées mi mars. La vision de ce vert luxuriant, le son de l'eau s'écoulant sur la pierre, mais aussi la lumière des rayons du soleil m'ont immédiatement renvoyé à ce que mon imagination a pu parfois rêver d'une nature originelle à l'aube des temps.

jeudi 23 avril 2009

On ne possède pas sa vie

« Vraiment, j'ai réussi ma vie, puisque j'ai réussi à peu près tous mes rêves. Simplement, il y a un moment où, quand on se retourne réflexivement sur sa vie, on s'aperçoit qu'une vie, même réussie, c'est sur un certain plan un échec, parce que ce n'est pas quelque chose, une vie, qu'on peut prendre dans ses mains, posséder, contempler : on n'a pas une vie, finalement.C'est exactement cela : les promesses ont été tenues mais, une promesse tenue, ce n'est pas ce qu'on se promettait, parce qu'on vise toujours l'être, l'absolu, et qu'on n'a jamais qu'une existence relative. Au fond, c'est très simple, je croyais, quand j'étais jeune, que j'avais une vie devant moi, mais une vie n'est jamais ni devant ni derrière, ce n'est pas quelque chose qu'on a, c'est quelque chose qui passe. »

Simone De Beauvoir

vendredi 17 avril 2009

Les monstres



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mardi 14 avril 2009

Dominer ou accueillir ?

J'ai posé hier un commentaire sur le dernier post de Dominique intitulé : la mer, sur son blog : http://jesuis-cequejesuis.blogspot.com/ . Anne, a qui je viens de le faire lire ce matin, bute sur une phrase que j'ai écrite : "apprendre à dominer ma nature", me renvoyant plus ou moins implicitement à la nécessité d'accueillir plutôt que dominer. Certains mots n'ont pas bonne presse et ce qu'ils véhiculent va à contre courant du flux général de l'opinion...fut ce t-il celui que nous chérissons... Ainsi dominer sous entend exercer une autorité et donc imposer une contrainte ; par voie de conséquence et peut être surtout d'interprétation, l'assujetissement, voire l'asservissement sont souvent dans l'esprit des plus critiques, inséparables de l'idée de domination, justifiant son rejet systématique. Le choix de ce terme est pourtant très important pour moi quand je parle de dominer ma nature. Cela fait référence à une attitude très précise vis à vis de mouvements intérieurs, qui selon, peuvent être d'une grande violence ou bien encore l'occasion de m'égarer vraiment. L'urgence est alors effectivement de contenir et de dompter, autrement dit de dominer ; il ne s'agit pas de refouler, mais de différer -- ce qui soit dit en passant ne relève pas toujours de la plus simple évidence... Cela n'exclut pas une possibilité d'accueil, mais pour le moment, et encore aujourd'hui parfois, cela au moins la précède.

samedi 4 avril 2009

L'Ardèche

Je découvre depuis quelques mois cette région que je ne connaissais pas ou à peine et où je suis venue m'installer l'été dernier. Son caractère à la fois rude, sauvage et doux, sa nature parfois brute et imprévible comble peut être en moi quelque chose qui ressemble un peu à ça. En tout cas une chose est sûre, ce pays me parle et me plait au delà de tout ce que j'avais pu imaginer lorsque j'ai décidé d'y venir vivre.
Ce blog, je l'imagine d'abord en lien avec ceux et celles qui me sont proches, mais aussi avec ceux qui le sont moins, une petite fenêtre sur ce Parc Naturel Régional des Monts de l'Ardèche où j'habite avec Anne, à travers le désir de partager ce que j'aime et ce que je vis.